Géopolitique européenne à l’époque de Napoléon

M. Thierry lentz


Jeudi dernier, le Château La Marzelle accueillait chaleureusement la Société d’Histoire et d’Archéologie, pour écouter un des historiens français majeurs, auteur d’une trentaine d’ouvrage sur la période Directoire et Empire : Thierry Lentz.

On notait la présence des consuls d’Espagne et du Brésil.

Thierry Lentz ,carte au bout du crayon, nous a invité à élargir notre vision pour ne plus croire que l’histoire européenne de cette époque se réduit à la seule action de Napoléon, aussi exceptionnel que fut l’ homme politique.




En effet la scène internationale présentait d’autres acteurs dont les ambitions s’affrontaient en conflits bilatéraux, étrangers à la France. Ainsi la Russie se veut européenne et aussi regarde les mers chaudes au Sud, se heurtant aux visées de l’Autriche sur la Pologne, l’Allemagne, les Balkans. La petite Prusse à son mot à dire dans l’affaire.

La France en principe, agit au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de la préservation de ses frontières naturelles, mais surtout considère que 1 ou 2 états doivent organiser les relations sur le continent .Sa conception est incompatible avec celle de son vieil ennemi, l’Angleterre, voulant empêcher un seul état de régir le continent, ou elle doit trouver des débouchés pour son industrie en plein essor.

Napoléon établit la prépondérance géographique de la France qui va atteindre 134 départements en 1812, entourée d’un deuxième cercle d’états alliés et satellites, gouvernés par sa famille et ses proches. Enfin un grand allié est recherché ; et c’est là que le bât blesse .Napoléon va user 3 alliés en 14 ans essentiellement parce que ses alliances sont inégales, imposées par le chef de la Grande armée, avec peu de considération : il fait de la diplomatie mais n’est pas diplomate avec les hommes.

IL va perdre la guerre économique dans l’échec du blocus continental face à la formidable flotte anglaise et au capitalisme britannique audacieux.



En conclusion, après le Congrès de Vienne qui réorganise l’Europe, l’Angleterre établit sa prépondérance pour longtemps ; la France ne pourra plus rien faire contre elle. Le rêve impérial est passé. Nos remerciements à Philippe GENEVEY, Directeur du vignoble de La Marzelle pour son accueil chaleureux.

Guy-Pétrus Lignac, Président de la Société d’histoire et d’archéologie de Saint-Emilion.
Bernard Ledoux, Secrétaire.

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