Vendredi 18 novembre 18h, salle des fêtes de Saint Pey d’Armens :

Assemblée Générale, conférence « Ausone de Saint-Emilion... » par M.Bernard Combeaud, inspecteur général de l’éducation nationale, traducteur des œuvres complètes d’Ausone, diner au Château Fourney. Napoleon

Jeudi 15 décembre 20h :

conférence « Napoléon 1er et Bordeaux » par M. Louis Berges, délégué régional du souvenir napoléonien, au château la Couspaude. Visionner la vidéo.

Jeudi 12 janvier 20h :

conférence « Les sources guérisseuses » par M. Didier Coquillas, docteur en histoire ancienne et médiévale. Salle des fêtes de Saint-Étienne-de-Lisse.

Jeudi 16 février 20h :

conférence « Gourmandise et gastronomie en bordelais au XVIII° » par M. Philippe Meyzie, maître de conférences en histoire moderne à l’université Michel Montaigne Bordeaux III. Château Canon La Gaffelière, Saint-Emilion. Visionner la vidéo.

Si l’image du vin est aujourd’hui indissociable de celle de Bordeaux et du Bordelais, en éclipsant finalement toutes les autres, pendant longtemps la ville et ses environs furent aussi largement associés à celle d’une capitale gastronomique réputée. De la fin du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle, les voyageurs qui visitent Bordeaux font en effet l’éloge de ses vins, mais aussi d’une table bordelaise de qualité mettant en valeur les richesses culinaires d’un vaste arrière-pays. Du port de la Lune aux châteaux du Libournais, cette conférence propose donc un parcours historique à la rencontre de la gourmandise et de la gastronomie du Bordelais. Dépenses de bouche, menus, récits de voyage ou recettes de cuisine permettent de mieux comprendre ce qui fait alors une table de qualité et quelles sont les voies de valorisation des produits locaux. Les repas de fêtes, privées ou publiques (en particulier les banquets des corps de ville), donnent l’occasion de s’adonner aux plaisirs de la bonne chère et de mettre en exergue la gastronomie locale. Mélange d’enracinement et d’ouverture, cette dernière associe les produits des terroirs aux saveurs venues d’ailleurs en suivant les modes extérieures tout en exprimant une culture alimentaire régionale aux accents du Sud-Ouest. La renommée de la table du Bordelais se construit d’ailleurs alors sur ces aliments et ces vins, reflets de la diversité des terroirs que les pouvoirs locaux, les métiers de bouche et les voyageurs de passage, chacun à leur manière, mettent en lumière.

Jeudi 15 mars 20h :

conférence « Vins et vignobles bordelais au temps de Louis XIV : domaines du parlement de Bordeaux » par Mme Caroline le Mao, maître de conférences en histoire moderne à l’université Michel Montaigne Bordeaux III. Salle des fêtes de Saint-Sulpice-de-Faleyrens. Visionner la vidéo.

Si les fleurons du vignoble bordelais sont désormais assez bien étudiés, on sait en revanche moins de choses sur les domaines secondaires, de l'entre‑Deux‑Mers, du Blayais, etc. De plus, l'essentiel des études porte sur le XVIIIe siècle bordelais, principalement pour des questions de sources, et saisissent donc une réalité déjà bien ancrée. De fait, dès 1698, l'intendant déplorait déjà la « furieuse quantité de vigne », porteuse de menace pour l'équilibre économique de la région. Tous les indices convergent pour identifier la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle comme le moment décisif d’une mutation des vignobles bordelais.Or, tous les « vignerons » du temps ne sont pas à même d'engager les transformations propres à initier le changement. Une étude sommaire des quelques grands noms du vignoble bordelais (Pontac, Ségur, d'Aulède…) conduit rapidement le chercheur à explorer la piste parlementaire. Cette compagnie, forte d'une centaine d'hommes, rassemble presque tous ceux qui « comptent » à Bordeaux. Ces hommes puissants, car fortunés, possèdent les meilleures terres des environs de Bordeaux ; ils ont en particulier largement investi les Graves, le Médoc et le Sauternais, véritables laboratoires d'expérimentation en matière d'amélioration viticole. Suivre ce groupe pionnier dans ces démarches amène à mieux comprendre les mutations qui affectent le vignoble bordelais durant le règne de Louis XIV.

Jeudi 12 avril 20h :

«  Voyage et tourisme à Saint-Émilion (1830-1950) : sources lointaines du classement au patrimoine mondial de l'UNESCO » par M. Alain Chaume (Société historique et archéologique de Libourne), professeur et historien, qui présentera son nouvel ouvrage sur Saint-Emilion à travers les cartes postales anciennes en compagnie du collectionneur Claude Pestaña. Au château La Marzelle. Visionner la vidéo

''Le voyage touristique comporte plaisir, déplacement et découverte. Il constitue longtemps le loisir d'une classe aisée. Le pèlerinage représente une forme plus ancienne et plus populaire. Au moyen-âge, Saint-Émilion est un petit centre de pèlerinage et une étape sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Au XIXe siècle, le patrimoine devient un enjeu pour Joseph Guadet, Léo Drouyn et quelques archéologues. La carte postale permet la promotion populaire du patrimoine par la photographie (Alain Chaume et Claude Pestaña, Saint-Émilion, patrimoine mondial de l'humanité, éditions Alan Sutton, 2012) . Comme architecte communal, Jean Royer porte dans les années 1930 les valeurs de défense du patrimoine. À Saint-Émilion, il relaie les actions de la municipalité, de la société historique, du syndicat viticole, de l'office de tourisme et plus tard de la jurade. « Contrairement à ce que pensait Barrès la vraie colline inspirée c’est celle de Saint-Émilion », se souvient après sa jeunesse libournaise Kléber Haedens (Adios, 1974). Cette admiration traduit le succès d'une cité et de ses vins auprès de touristes de plus en plus nombreux. En 1999, Saint-Émilion obtient une reconnaissance internationale avec son inscription au patrimoine mondial de l'humanité, au titre des paysages culturels par l'UNESCO.''

Jeudi 3 mai 20h :

« Civrac, Gensac, Pujols et Rauzan : aux origines des seigneuries bazadaises de la rive gauche de la Dordogne (Xe-XIIIe siècles) » par Mme Sylvie Faravel, maître de conférences en histoire et archéologie médiévales à l’UMR Ausonius (L'Institut Ausonius est une Unité Mixte de recherche (UMR 5607) du CNRS et de l'Université Michel de Montaigne Bordeaux III), au château Fonplégade.Visionner la vidéo.

Au sud de Saint-Émilion, en vis-à-vis de la vaste vicomté de Castillon, quatre grandes seigneuries se sont progressivement formées autour de leurs châteaux entre le XIe et le XIIIe siècles : les seigneuries de Civrac, Gensac, Pujols et Rauzan. L'histoire de leurs origines et de leur formation sera évoquée à partir des données fournies par les textes mais aussi par les l'archéologie. Le rôle tenu par l'aristocratie locale dans les premières fondations (Civrac et Gensac) sera mis en lumière tout comme l'intervention du roi-duc à l'origine des créations suivantes (Pujols et Rauzan) et de la réunion de l'ensemble de ces seigneuries aux mains d'une puissante famille : les Rudel de Bergerac.

En raison des travaux de mise en conformité de la salle gothique, le lieu des conférences est susceptible de varier.